Vers plus de répression routière dans le Jura

Campagnes nationales choquantes (pour ceux que cela touche encore). Renforcement des modalités d’obtention du permis de conduire, actions des associations, informations sur les risques de l’alcoolémie et stupéfiants, actions de sensibilisations de la gendarmerie dans les écoles et sur les routes, augmentation des crédits du fond de protection contre la délinquance, peines sévères prononcées par les tribunaux…

Toute une panoplie engagée depuis des années pour tenter de faire baisser le nombre de morts et blessés sur les routes du Jura. Et pourtant, 2017 présente encore une augmentation par rapport à 2016. Pour le moment, nous déplorons 22 morts et 167 blessés parfois très graves, depuis le 1er janvier. La saison délicate sur les routes en raison des aléas climatiques hivernaux n’arrangera pas la situation. Une augmentation des victimes est malheureusement à craindre, mais pas que pour cette raison.

Toutes les actions menées « n’apportent pas les effets escomptés » selon Ricard VIGNON, Préfet du Jura. Les données fournies pour 2017 donnent froid dans le dos :

  • Vitesse non adaptée aux risques : + 62%
  • Alcool et stupéfiants : + 24%
  • Non port de la ceinture de sécurité : +17%

« Qui ne sait pas que« , conduire trop vite, avec de l’alcool et/ou des stupéfiants, « fait délibérément prendre des risques pour soi et les autres. Il n’y a pas pas d’autres solutions que la répression. « 1.5 milliards perçus par les radars, ne sont rien par rapport aux milliards dépensés pour soigner, accompagner, les victimes de la route », selon le préfet.

Une autre piste dans laquelle le Préfet, ancien sapeurs-pompier, place beaucoup d’espérance, consiste à l’évolution technologique sur les véhicules. Mais les stupéfiants « sont un vrai sujet de santé publique, on sait les gros dégâts que cela provoque sur le cerveau et le corps humain (poumons, foie, vessie). Les trafiquants mettent n’importe quoi pour alourdir le poids des stupéfiants. Des cas on démontré qu’ils pouvaient contenir des excréments de chameau dans le cannabis ».

Les tribunaux traitent chaque semaine plusieurs cas de conducteurs contrôlés positifs aux stupéfiants au volant d’une voiture. Ainsi que des cas de d’usage illicite ou encore de transport non autorisé, de stupéfiants. Des voix à l’Assemblée nationale se font entendre en faveur d’une dépénalisation du cannabis.  En mai dernier, la dépénalisation du cannabis était sur les railles en France avec la déclaration de Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, où il comptait instaurer « dans les 3-4 mois », des contraventions pour réprimer la consommation et la détention de cannabis.

Ce matin, le préfet du Jura n’a pas confirmé qu’il y aurait un assouplissement dans la répression contre les stupéfiants à l’échelle nationale.

 

Soyez le premier à commenter

Commenter cet article