Tribunal : 4 mois de prison ferme, « je suis victime de ma bêtise »

Un homme né en 1992 à Besançon a été présenté devant le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier, lundi 19 mars 2018


Les faits reprochés se sont déroulés mercredi 21 février 2018. Une quantité de 13,7 grammes de cannabis et un téléphone portable sont projetés depuis l’extérieur de la prison de Lons-le-Saunier.

Incarcéré à Lons-le-Saunier, le prévenu en train d’effectuer un footing, ramasse le colis et le déplace. Il est en état de récidive pour des faits de même nature commis le 07 décembre 2017.

Le prévenu présentée lundi 19 mars 2018 en comparution immédiate, s’explique : « J’étais en promenade, je faisais mon footing, jusqu’au moment où j’ai vu un truc arriver à mes pieds. Quand j’ai vu ça, je ne me suis pas posé de questions, je l’ai ramassé. Je ne suis pas assez bête pour le remonter. Je comptais rien faire avec ». Le président précise que le colis est tombé à plusieurs mètres du prévenu, selon les caméras de surveillance.

« J’étais en train de courir ». Son temps total en prison est d’environ 2,5 années à ce jour. « Vous allez peut-être penser que je me moque de vous, mais dans d’autres prisons, on ne se prend pas un rapport pour ça. Je ne suis pas parti le cacher, je l’ai mis de côté de la promenade ». Le prévenu l’aurait caché entre un urinoir et un mur. « Je sais très bien que j’ai commis une infraction, si c’était à refaire, je ne prendrais même pas le risque ».

Le président répond : « Vous vous aggravez vous même vos détentions. Le prévenu répond « Depuis que je suis là, je n’arrête pas de m’en prendre ».

Son casier judiciaire contient douze condamnations. La première en 2010, pour stupéfiants, vol, vol aggravé, conduite d’un véhicule sous l’emprise de stupéfiants, recel de biens provenant d’un délit. Plusieurs dossiers sont encore en cours, dont une conduite sous l’emprise de stupéfiants.

Célibataire, sans enfant, en CDI dans le domaine de la vente. « Je ne sais pas où j’en suis, je n’ai pas reçu de lettre de licenciement ». Il souhaite intégrer une formation dans le bâtiment, dans la plomberie. « Tant que je resterais ici, ça se passera mal, c’est la pire des détentions que j’ai vécu ».

Le ministère public intervient. Il fait référence à l’état de récidive. Précisant qu’a chaque fois que quelque-chose tombe du mur de la pression, il y a investigation. Tout en rappelant qu’il est important de toujours respecter les règles ». « Les faits sont parfaitement caractérisés ». Il requiert, 4 mois de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt.

L’avocate du prévenu, Maître EL MEZOUGHI Rim, ajoute que son client a sans aucun doute ramassé le paquet. « Mais n’ayant pas laissé faire les choses, on ne peut pas en conclure qu’il voulait en faire l’utilisation. On ne peut pas le punir pour des supputations ». Elle rappelle que son client n’a pas de parloir, se trouve loin de chez lui et n’a pas de contacts avec l’extérieur. Le problème de double sanction lui pose soucis. La différence de nature lui pose question. Selon elle, cela pose problème : « c’est contraire au système juridique ».

La parole est donnée au prévenu : « Je souhaite vous dire que je suis désolé pour ce que j’ai fait. Je ne cherche pas à me dédouaner. Si j’aurais su que c’était une infraction j’aurais jamais pris le risque de ramasser ça, je suis victime de ma bêtise ».

Le tribunal le reconnait coupable de l’intégralité des faits qui lui sont reprochés. En tenant compte de la récidive. Il le condamne à 4 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, « ce qui permettra à la peine de s’exécuter immédiatement ».

 

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