Saint-Laurent en Grandvaux : prison ferme pour deux jeunes suite à violence en réunion

Trois jeunes âgés respectivement de 27, 22 et 24 ans (Claude, Michel et Corentin) ont été convoqués au Tribunal de Grande Instance de Lons-le-Saunier, vendredi 27 octobre 2017. Ils comparaissaient pour violence commise en réunion, suivie d’incapacité de 7 jours.

Mercredi 14 décembre 2016, à Saint-Laurent en Grandvaux, la victime âgée de 67 ans croise les trois jeunes dans le parc de la ville. Elle leur demande d’attacher leurs deux chiens, en les prévenant qu’elle lancera un cailloux si un chien approche. Un des deux n’est pas en laisse, il se dirige vers elle. Il s’en suit des envois de projectiles. La victime envoie un cailloux vers le chien. Claude et Michel auraient saisi des cailloux et des boules de pétanques avec lesquelles ils sont en train de jouer. Des enfants sont témoins de la scène. La victime dit s’être sentie mal au niveau du cœur au moment de l’altercation. Elle a très peur, des personnes sur les lieux l’accompagnent à la Gendarmerie.

Les trois jeunes sont mis en garde à vue et entendus. Ils contestent les faits relatés par la victime. Un témoin déclare avoir entendu la victime hurler, se faire taper. Un autre déclare l’avoir entendu hurler, et vu se protéger. Un autre déclare que la dame a essayé de se défendre, se faire crier dessus et les a vu lancer des objets en direction de la victime. Le médecin produit un certificat sur lequel sont mentionnés des contusions au tibia, au pied et à l’épaule. La victime souffre d’un choc psychologique. Il s’en suit 7 jours d’interruption de travail.

Tour à tour, les trois jeunes doivent s’expliquer devant le tribunal. Corentin précise que son chien sait bien se tenir suite à des séances de dressage. D’après lui, les enfants placés à 100 mètres n’ont pas pu voir précisément la scène. Toujours selon lui, la victime serait allée vers les enfants pour leur dire sa version. Les trois disent ne pas l’avoir touchée. Corentin ajoute : « cette dame a la maladie de Lyme, elle touche à peine une personne, elle se fait un bleu. Elle a voulu se venger d’une affaire précédente. Les gendarmes me l’ont dit, elle porte plainte pour tout et n’importe quoi. Des témoins de 6 ans, ce n’est pas des témoins pour moi. Des enfants de 6 ans, on peut leur acheter des bombons et leur dire de raconter n’importe quoi ». Le tribunal lui demande : « vous pensez que les enfants ont été achetés ? ». « Oui j’en suis certain ! ». La présidente lui précise que les chiens doivent être attachés dans les lieux publics.

L’avocate de la victime intervient: « On essaie de faire passer ma cliente pour folle. Ces messieurs font planer la terreur dans Saint-Laurent-en-Grandvaux. Une fois on est médecin, une fois on est des non-violents. Et dire que des gendarmes sont venus leur dire que ma cliente porte plainte pour rien, c’est vraiment se moquer du monde. Ma cliente demande 5000 euros de dommages et intérêts ».

Le Ministère public déclare: « on a le droit de mentir dans une audience. Mais ce qui dérange le plus est leur attitude totalement désinvolte. Certains propos sont à la limite de l’outrage. On a le droit de contester les faits mais on se doit d’être respectueux à l’égard de la justice. Si on les écoute, ils n’ont rien fait, les gendarmes ont fait un très mauvais compte rendu, les témoins ont tous menti. La victime est âgée de 67 ans et ne demande rien à personne et on vient lui reprocher d’être l’auteur. Trois témoins qui ne connaissent pas la victime ont donné des versions concordantes. Ils ont bien vu une dame qui se protégeait des coups. Des faits corroborés par un certificat médical. Elle est dans un état de stress post-traumatique ce qui est très grave. Il y a eu des contusions au niveau de la jambe, du bras et du pied. Face à cela, le comportement de trois prévenus qui se foutent du monde ». Il requiert l’application de 6 mois pour Claude, 4 mois pour Michel et Corentin. Michel et Corentin sont en récidive, il demande un mandat de dépôt pour eux.

Leur avocate intervient en parlant directement de l’accusatrice : « elle manie particulièrement bien l’insulte raciste. Envoyer des cailloux vers un chien peut être reconnu comme maltraitance. Certaines infractions auraient pu être reconnues contre elle ». Elle passe plusieurs minutes a énumérer les maladies de la victime, qui selon elle seraient à l’origine des contusions. Ainsi que de gros soucis de santé avec des troubles de la personnalité, selon les documents qu’elle détient dans ses mains. « Je reconnais qu’ils auraient pu être plus respectueux, mais ils n’ont pas été désinvoltes. Ils avaient juste envie de dire la vérité. Je sollicite la relaxe de mes trois clients. Si toutefois, la relaxe n’est pas acceptée, je trouve que les peines sont complètement exagérées ». Elle demande de débouter la victime de sa demande de la somme de 5000 euros.

Claude à une condamnation de 2013 à Le Mans pour vol aggravé. Michel a une mention de 2014 pour violence et transport d’une arme blanche. Corentin à une mention de 2014 pour stupéfiants.

Le tribunal condamne Claude à 4 mois de prison ferme, Michel à 4 mois de prison ferme avec mandat d’arrêt car absent à l’annonce du jugement, Corentin est relaxé . Claude et Michel doivent payer solidairement 900 euros, 600 euros, 142.33 euros et 105 euros.

Ils ont 10 jours pour faire appel. Les prénoms utilisés sont d’emprunt.

2 Commentaires

  1. je suis tout à fait d’accord pour le maintient des chiens dans les espaces publics voir même en ballade en laisse ce n’est pas du tout respecté et moi même quand je me promène avec mon chien en laisse j’ai peur de rencontrer des chiens en liberté. Une personne de mon entourage a vu son petit york se faire tuer par un chien en liberté. mais je n’irai pas jusqu’à jeter des cailloux à l’animal sa peut le rendre encore plus agressif. Les jeunes n’ont pas eu un comportement correct à voir leur antécédent ils ne sont pas clairs. Au final ils paient très cher leur incivilité si sa pouvait leur mettre du plomb dans la tête, mais de nos jours il y a beaucoup d’irrespect d’incivilité et d’indiscipline envers autrui nous vivons une drôle d’époque.

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