Retour au tribunal dix-huit jours après une condamnation

Un prévenu jugé le 19 octobre 2017 à Lons-le-Saunier, a été convoqué 18 jours après une condamnation, en comparution immédiate devant le Tribunal de Grande Instance de Lons-le-Saunier.

Lundi 06 novembre 2017, l’accusation à son encontre concerne des faits survenus vendredi 03 novembre 2017. Il aurait dégradé un mur du commissariat de police, soustrait un carton de jambon au préjudice d’une pizzeria (rendu immédiatement), de Lons-le-Saunier. Commis un outrage et violence sur un dépositaire de l’autorité publique. Il aurait donné un coup de tête et de pied à un agent de la Police nationale.

A son casier judiciaire, neuf condamnations. En 2008, 2009, 2010 (vol), 2011 (stupéfiants), 2015 (délit de fuite), 2016 (menace de mort), 2016 (stupéfiants), 2016 (vol en réunion), octobre 2017 (vol aggravée en réunion).

Deux enfants, de 3 et 11 ans, ils vivent avec leur maman. Le prévenu est à la recherche d’un emploi suite à démission. Sans ressource mais quasiment à la fin des quatre mois de carence, il y a espoir de revenus à venir. Sans domicile fixe, la rue pour chambre. Les examens pratiqués lors de son arrestation ont démontré un comportement réactionnel face à une situation de conflit, avec une incapacité de se contrôler. La seule solution serait un accompagnement rapproché pour tenter une réinsertion durable.

Le Ministère public intervient : « Ce n’est pas un plaisir puisque j’étais également là le 19 octobre dernier pour des faits similaires. Il demande la détention en attendant sa comparution, puisqu’il n’a pas de logement, ni de situation professionnelle, stables.

Âgé de 34 ans, son avocate évoque une « grande détresse psychologique ». Le prévenu lui aurait indiqué « qu’est-ce que j’ai moi dans ma vie, j’ai perdu mon travail car j’ai perdu mon permis de conduire ». Le principe de la cascade, la descente aux enfers est évoqué. La défense ajoute : « A partir du moment où vous avez une famille, une mère, une femme, rien n’est perdu. C’est sa situation de dérive qui pourrait expliquer le comportement qu’il a eu envers la Police nationale ». Elle demande de laisser son client libre pour bien organiser sa défense.

Le tribunal renvoi le jugement au lundi 27 novembre 2017, il demande le maintient du prévenu en détention.

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