Petit Noir : une jeune conductrice tente d’éviter un contrôle de gendarmerie

Une jeune femme née en 1994 à Petit-Noir a été interceptée vendredi 09 mars 2018 à Petit-Noir


Des gendarmes en patrouille à Petit-Noir aperçoivent une voiture arriver dans leur direction, mais elle fait demi-tour avant d’arriver à leur niveau. Équipés de jumelles, ils notent la plaque d’immatriculation et la poursuivent. Peu de temps, puisque la voiture s’arrête devant une maison.

Au volant, une jeune femme dit s’être arrêtée chez un ami. Elle ne montre pas de résistance, explique rapidement qu’elle est sous la mesure d’une suspension du permis de conduire. Le test d’alcoolémie se révèle négatif, mais une sudation, rougeur oculaire, et signes extérieures confirment la nécessité d’un contrôle stupéfiants qui se révèle positif.

D’autres investigations démontrent un défaut du contrôle technique et décèlent du cannabis. Avec d’infimes traces d’autres stupéfiants.

Présentée lundi 19 mars 2018 en comparution immédiate, à la barre, elle déclare : « Je revenais d’un entretien d’embauche. Tout simplement, je n’ai pas réfléchi, j’ai été bête ». Elle explique avoir paniqué. Sa consommation concerne du cannabis, cocaïne et héroïne. Elle est traitée et suivie depuis trois ans. Mais elle continue de consommer du cannabis.

Soudain elle déclare : « Suite à mes attouchements sexuels pendant ma jeunesse », sa voix se bloque. Elle poursuit : « J’ai toujours travaillé dans mon parcours. Je fume du cannabis comme des cigarettes ».

Le président lui répond : « Substitution veut dire, à la place, cela ne veut pas dire consommer en même temps ».

En couple, une petite fille de 10 ans, celle de son conjoint, elle travaille en intérim (restauration, vente…). « Je veux m’en sortir, je travaille ».

Les condamnations se succèdent, le président déclare : « Cela va mal se passer si ça continue comme ça » Précisant que le casier judiciaire de la prévenue est sans condamnations (virtuellement selon ses termes).

Le ministère public intervient : « La nature des faits n’est pas contestée ». Il revient sur les multiples consommations de stupéfiants. Il veut la mettre en garde face à des sanctions automatiques. « La politique pénale ici est très ferme ». Ajoutant : « Sur les faits qui nous occupent, nous n’en sommes pas là pour vous. Mais lorsque l’on vous croise dans un état d’emprise alcoolique et stupéfiants, nous ne sommes pas en sécurité » . Il requiert 6 mois de prison avec sursis de 2 ans, avec obligation de soins et de travail. Également une suspension du permis de conduire pendant 6 mois. Concluant par : « Vous êtes avertie, j’espère que vous allez en tirer des conséquences ».

Son avocate, Maître EL MEZOUGHI Rim, intervient : « Enfant, elle a subi des attouchements sexuels de la part de son voisin dès l’âge de douze ans et pendant plusieurs années. Sa mère l’a su, mais elle n’a pas changé de domicile ». Elle précise : « Qu’une fois tombée dans la consommation de stupéfiants, il est très dur d’en sortir. Le jour où elle a été interpellée, elle n’avait pas conscience d’être un danger sur la route ». Précisant que sa cliente « en veut et ne se laisse pas abattre ».

Elle s’en remet au juge pour la peine de prison. Présente les problèmes engendrés par une éventuelle confiscation du véhicule de sa cliente. « C’est la mettre dans la précarité. Elle a besoin qu’on lui tende la main. Est-ce qu’on lui met encore plus la tête sous l’eau qu’elle l’est déjà?. La suspension du permis de conduire lui parait également inadaptée à sa situation de vouloir s’en sortir. C’est encore une jeune demoiselle, mais elle peut comprendre ses erreurs ».

La jeune fille prend la parole avant les délibérations : « C’est une erreur très très très bête de ma part, ça n’arrivera plus, je prends conscience de mes erreurs ».

Le tribunal la reconnait intégralement coupable des faits qui lui sont reprochés. Elle est condamnée à 6 mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve de deux ans. Avec obligation de soins et de travailler. Également la confiscation de sa voiture et suspension de son permis de conduire pendant six mois.

 

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