Lons-le-Saunier : honneur au Conseil National de la Résistance

Le 27 mai célèbre depuis l’année 2013, la journée nationale de la Résistance présidée par l’autorité préfectorale


En 2015, la plaque Jean Moulin a été inaugurée à Lons-le-Saunier. Pour la première fois en 2018, cette journée est commémorée par une cérémonie devant le monument de la Grande Guerre de Lons-le-Saunier.

De nombreuses personnes, parmi lesquelles, Stéphane CHIPPONI, secrétaire général de la préfecture et sous-préfet de Lons-le-Saunier, des élus, citoyens, porte-drapeaux, responsables d’associations patriotiques, se sont rassemblés pour honorer la Résistance et ses valeurs patriotiques et humanistes, et surtout le Conseil National de la Résistance dont la réunion constitutive s’est tenue le 27 mai 1943 dans Paris occupé.

« Il y a 75 ans, le 27 mai 1943, dans Paris occupé, quadrillé par l’armée nazie avec le concours des forces de répression du régime collaborateur de vichy, s’est tenu la réunion constitutive du Conseil National de la Résistance, CNR.

Elle rassembla, sous la Présidence de Jean Moulin, qui avait voué ses efforts à l’unification de la Résistance, les 8 principaux mouvements de Résistance ainsi que les 6 partis clandestins résistants et les deux centrales syndicales clandestines.

Depuis le 10 juillet 1940, Pétain, répudiant la République, avait installé le régime dit de l’Etat Français, qui se mettra aux ordres de l’occupant jusque dans la mise en œuvre d’une répression contre les démocrates, les patriotes et qui s’associera aux persécutions raciales antisémites.

Ainsi, sur le sol national occupé, des femmes et des hommes refusant la capitulation, l’occupation du pays, l’assassinat de la République et la suppression des libertés, avaient, au prix de lourds sacrifices, décidé de faire quelque chose et affirmé leur volonté de poursuivre le combat. Et, dès l’été 1940, à l’extérieur du pays, l’Appel du général de Gaulle lancé depuis Londres le 18 juin avait rassemblé autour de lui les premiers Français libres.

Même si les participants à cette réunion constitutive n’en avaient pas alors pleinement conscience, ils vivaient un moment historique : à l’issue de cette réunion allait naitre le Conseil National de la Résistance, événement de portée considérable puisqu’il coordonnait dans le combat commun toutes les forces de la Résistance jusque-là dispersées. Le CNR allait ouvrir la voie à l’unification au sein des FFI des différentes structures militaires de la Résistance, permettre la mise en place des Comités locaux et départementaux de la Libération, et conduire à l’élaboration du Programme du Conseil National de la Résistance. Programme qui sera publié le 15 mars 1944, et dont bon nombre des avancées découlant de sa mise en œuvre à la Libération sont encore présentes dans notre vie démocratique et sociale.

Dès sa création, en se plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, le CNR allait renforcer la légitimité du chef de la France Libre auprès des alliés : « J’en fus à l’instant plus fort » dira t’il, car il représentait la France combattante tant à l’intérieure qu’à l’extérieur du pays.

C’est pourquoi cette date du 27 mai a été retenue pour être la «Journée Nationale de la Résistance», inscrite désormais depuis 2013 dans le calendrier mémoriel officiel de la Nation.

Rappeler, ce 27 mai, comme nous y invite la loi instituant la Journée Nationale de la Résistance, plus particulièrement dans les établissements scolaires, c’est rappeler les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques qui inspirèrent le combat de la Résistance. C’est rappeler leur aspiration à un monde plus juste et en paix.

Rappeler ce 27 mai c’est œuvrer pour le devoir de mémoire à l’égard de celles et ceux qui ont combattu – et souvent sont tombés – pour la Liberté. Mais c’est aussi répondre au besoin de mémoire et d’histoire, dans un monde qui connaît toujours les guerres, le racisme, la xénophobie, les atteintes aux libertés et à la dignité humaine, les discriminations, la torture, la résurgence du fascisme, les actes de barbarie du terrorisme, tous ces fléaux contre lesquels il faut se dresser sans faillir.

Rappeler aujourd’hui le combat des Résistants, c’est rappeler à tous de faire vivre les valeurs tant actuelles pour lesquels ils ont combattu : Liberté – Egalité – Fraternité – Optimisme et Solidarité ».

Texte lu par Jean-Claude HERBILLON – Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance

Stéphane CHIPPONI, secrétaire général de la préfecture et sous-préfet de Lons-le-Saunier a ensuite lu un second texte faisant référence à un témoignage d’une résistante. Des dépôts de gerbes, musique aux morts, la Marseillaise, ont suivi. La fin de la cérémonie a vu les autorités saluer les portes-drapeaux.

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