Lons-le-Saunier : FERMET et BAJARD partagent leurs univers à la galerie des Cordeliers

Sans oublier Callypsö dont les activités sont toutes aussi colorées. Pour ceux n’ayant pas assisté au dernier vernissage de la galerie d’Art des Cordeliers, ce sont des regrets qu’il faut ressentir. Il fallait être présent samedi 07 avril 2018 dès 18 h 30.

Dans le genre vernissage composé d’originalités, aux murs, sur des socles de présentation, dans la salle, tout y était. Jean-Paul FERMET et sa compagne Nathalie FATON habillée avec largesses pour l’occasion, à eux seuls, avaient leurs nombreux fans présents. Les photos de Nathalie réalisées par l’artiste photographe Jean-Paul FERMET ne laissent pas indifférent. Certaines plongent le visiteur dans l’univers de la fin du monde. D’autres mettent en scène Nathalie dans des lieux et situations artistiques.

Dominique BAJARD et sa paléontologie imaginaire, surprend avec ses sculptures, au point que l’on s’approche d’elles en tentant de sentir les odeurs animales. La musique d’ambiance provenait du CD réalisé par Jean-Paul FERMET, Wojownik 2023 (5 euros).

Laurence MACHARD, maitresse des lieux s’est exprimée. À propos des œuvres de Dominique BAJARD  : « Ces crânes d’hommes, dévoilent sans leur chaire, toute leur animalité ».  Au sujet de Jean-Paul FERMET : « Jean-Paul FERMET polarise son attention sur son superbe modèle Nathalie FATON. Dans un bel exercice de style, Laurence a mélangé les genres : « Il utilise des artifices qui couvrent le corps, tels des bijoux, les ustensiles, les tatouages. Quant à ses masques à gaz, ses tuniques et ses gaines de cuir, sont autant d’exosquelettes. À la fois menaçants, inquiétants, les talons sont aussi comme des cornes, les doigts sont un peu comme des griffes. Le corps est sublimé, nu, arnaché, il recompose des univers de prédilection. Ces univers tangibles, inquiétants, dans lesquels Jean-Paul met beaucoup d’énergie à restituer. Il est difficile de trouver ces lieux, accessoires et véhicules. C’est vraiment un gros travail. En plus du travail de photographe.

Laurence MACHARD au milieu des deux artistes présents au vernissage
Nathalie FATON à droite est sur toutes les photographies de l’exposition de Jean-Paul FERMET

D’un petit saut de puce, Laurence a fait référence à l’association « La Ruche SAPIC« . Comme toutes associations, sa fragilité nécessite la mobilisation financière du public. Pour lui permettre de mettre à bien ses projets culturels.

La salle bondée d’admirateurs, de fans, de curieux, un individu est devenu soudainement violent en s’en prenant à une toile. Armé d’une paire de ciseaux, la tête dissimulée par un bonnet de nuit malmené, Salvatore a voulu attirer l’attention sur « l’intolérance grandissante face à l’art représentant le corps. Également la difficulté à faire comprendre l’accessible de l’art et remettre en question les propositions des grands groupes de distributions ».

Dominique BAJARD en pleine discussion est avec un col bleu clair et cheveux blancs
Jean-Paul FERMET en compagnie de deux élus de la Ville de Lons-le-Saunier. À gauche, Valérie Galle, adjointe en charge de la vie associative, de l’animation et de la communication. À droite, John Huet, adjoint en charge des moyens généraux : ressources humaines, finances et informatique

Les lambeaux de toile ont été partagés avec parfois même des dédicaces des artistes

Sarah de Picotine et Bolichon, a permis d’apprécier des dégustations de bouchées parfumées d’épices délicates. La Galerie d’Art des Cordeliers, c’est au 5 bis, rue des Cordeliers à Lons-le-Saunier.  Fermée dimanche et lundi. Ouverte tous les après-midi du mardi au samedi de 14 h 00 à 18 h 30. Vous n’étiez pas au vernissage, ne tardez plus à venir admirer les réalisation des trois artistes.


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