Longchaumois : deux jeunes condamnés pour outrage à des gendarmes

Deux jeunes, âgés respectivement de 23 ans et 20 ans sont convoqués devant le Tribunal de Grande Instance de Lons-le-Saunier, vendredi 17 octobre 2017. Ils doivent répondre de faits d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Dimanche 16 octobre 2016 vers 03 h 10, une rixe commence à la salle des fêtes de Longchaumois lors d’un concert de musique. La gendarmerie de Saint-Claude intervient. L’état très alcoolisé de plusieurs jeunes fait dégénérer la situation, les esprits s’échauffent. Plusieurs jeunes s’en prennent aux gendarmes, les insultent, s’adonnent à des propos dégradants et outrageants : « cafards, fonctionnaires de merde, fainéants… ». Un des jeunes veut faire un selfie avec une gendarme, elle refuse. Des propos sexistes sont proférés à son encontre. Elle se dirige vers le véhicule de service, constate la crevaison de deux pneumatiques lacérés. une dépanneuse doit intervenir.

Les deux jeunes sont interpellés et mis en garde à vue. Ils doivent aujourd’hui expliquer leur comportement. Un d’eux déclare : « ils ont déboulé armés jusqu’aux dents. Il m’a mis un coup de crosse en passant vers moi, ça m’a énervé ». Les faits d’outrage sont reconnus, mais selon leurs déclarations, aucun n’est à l’origine de la lacération des pneumatiques. Leur état alcoolique et consommation de cannabis pour l’un deux, serait à l’origine de leur comportement, selon leurs propos.

Le Ministère public déclare : « les gendarmes ne sont pas payés pour se faire insulter. C’est un métier difficile car ils ne savent pas ce qu’ils vont trouver. Il y a eu des propos sexistes très désagréables. Les gendarmes ne déposent pas plainte à chaque fois et quand ils le font, c’est vraiment quand c’est très grave ». Il demande 3 mois avec sursis pour l’un, 2 mois avec sursis pour l’autre. En réaction, le premier déclare « C’est un peu gros comme peine ! ». L’autre répond : « Pareil ! » Célibataire, sans enfant, boulanger, avec une 1 mention à son casier judiciaire pour conduite sous l’emprise de stupéfiants (5 mois de retrait du permis) pour l’un. Célibataire, sans enfants, intérimaire après avoir obtenu son BTS, sans mention à son casier judiciaire pour l’autre.

Le tribunal les condamne respectivement à 3 mois avec sursis pour l’un, 2 mois avec sursis pour l’autre. Concernant une constitution de partie civile de la gendarme, l’auteur est condamné à une amende de 100 euros.

Ils ont 10 jours pour faire appel.

7 Commentaires

  1. logique, les parent on plus aucun droit sur eux sinon ils finissent au commissariat . même pour une simple fessée . donc après ça part en vrille en grandissant

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