Laurent Hénart à Lons-le-Saunier : « On a des points d’accord évidents avec Macron »

Laurent Hénart, né le 15 octobre 1968 à Laxou en Meurthe-et-Moselle, est présent ce soir, samedi 28 octobre 2017 à Lons-le-Saunier. La ville préfecture fait partie de son « tour de France » loin d’être terminé. Lundi Lyon, mardi Montélimar, jeudi Marseille, vendredi Toulon, samedi Nice. Une quarantaine d’étapes lui permettent d’effectuer sa démarche en direction des militants. Tenter de les convaincre du bien fondé de la réunification des Partis radicaux de gauche et Valoisien fait partie de sa mission de président du Parti radical Valoisien.

En poste depuis le 22 juin 2014, après une période d’intérim du 06 avril au 21 juin 2014, Laurent Hénart est maire de Nancy depuis le 06 avril 2014. Secrétaire d’État chargé de l’Insertion professionnelle des jeunes de 2004 à 2005. Ancien député de Meurthe-et-Moselle. Membre de l’UDI. Candidat à sa propre succession pour l’élection du mois de novembre prochain, sa candidature est soutenue par la Sénatrice Sylvie Vermeillet et Gérard Chapel, président du Parti radical local.

Il s’est déclaré favorable à la réunification des Partis Radicaux séparés depuis 1972. Les tendances gauche et droite s’étaient divisées lorsque des militants avaient souhaité rejoindre le programme commun de François Mitterrand. Depuis, deux tentatives de réunification en 1988 et 2007, ont échoué. De grands espoirs sont fondés cette fois. Selon la décision des militants, elle devrait être actée samedi 09 décembre 2017 lors du congrès de réunification.

Laurent Hénart a l’ambition de contrer la montée des extrêmes. « Il y a urgence, il faut rétablir la République face au poids atteint par les extrêmes ». Ce que nous proposons, ce n’est pas une alternative politique mais une nouvelle offre politique. Nous avons des points d’accord évidents avec Macron ». Les ordonnances sur la simplification dans le domaine du travail, la réforme de la formation, le choix pour les écoles, la lutte contre le terrorisme, en font partie.

Des désaccords persistent. Dans le domaine de la justice sociale où la baisse de 5 euros sur les APL ne passe pas. « Les petites villes ont des petites offices. Elles sont très impactées par cette mesure. Nous sommes attachés à la justice sociale et à l’écologie. Pour un contrat social, alors que la politique actuelle pour les emplois aidés et le logement ne représentent aucun contrat ».

« Le radicalisme est une philosophie. Libéralisme et solidarisme, l’Europe et la laïcité (face au terrorisme et au Djihadisme) en font partie ». « Il n’y a encore aucun accord entre les partis radicaux et la République en marche. Nous avons plus de points communs que de différences. Nous avons une vision commune de la société. Mais notre conduite du changement serait différente ».

Une fois la réunification effectuée, le nouveau parti dont le nom n’est pas encore connu, présentera ses candidats. « C’est déjà le cas au Sénat ». Le but est de construire une maison commune. « Il y a une ligne rouge pour tous les élus, la loi relative au rattachement financier. Sera radical chaque candidat qui se rattachera. C’est d’ailleurs ce que va faire la sénatrice Sylvie Vermeillet.

Dès le 6 novembre, une grand consultation des militants va débuter. Plusieurs questions vont être posées, nouveau nom, fonctionnement global. En même temps, chaque fédération va tenir son assemblée générale. Cette réunification devrait « apporter un climat de concorde » selon Laurent Hénart. Il devrait se produire une période de transition de plusieurs mois. Les deux partis réunis devraient rassembler environ 15 000 adhérents, dont 1 millier d’adhérents au Parti radical Valoisien (élus locaux ou nationaux).

Thierry Cornillet sera face à Laurent Hénart lors de l’élection à la présidence du Parti radical Valoisien au mois de novembre prochain. Il a déjà été président. Selon Laurent Hénart les deux candidats n’ont pas de différence de fond et rien ne devrait compromettre la réunification. Toutefois, il faut rester prudent, tant que rien n’est acté. Le dernier mot sera celui des militants.

 

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