École du numérique : « On avance très très vite »

Une école du numérique a ouvert ses portes vendredi 02 mars 2018 au 3 rue Pasteur à Lons-le-Saunier


Lorsqu’on pousse la porte de Accès code school (ACS), on se demande si l’on rentre vraiment dans une école. Des groupes de travail sont rassemblés dans une salle, chacun concentré dans son projet.

Sous la direction de Christophe BOUTET, Morgane LOUIS, ancienne élève, forme actuellement douze élèves avec une parité presque parfaite. Tous sont motivés par le métier de développeur logiciel, en d’autres termes, développeur web. De profils divers mais obligatoirement inscrits à Pôle Emploi, ils sont en reconversion professionnelle ou sans diplômes.

De 18 à 30 ans, voire plus pour les reconversions professionnelles, ils ont saisi l’opportunité offerte par l’organisme de formation spécialisé de Besançon, Onlineformapro. Avec une possibilité de rémunération. Une session est prévue pas an pour le moment. Le Graal consistant à décrocher un diplôme de niveau 3 (BAC + 2) certifié par le Ministère du Travail.

Morgane donne des projets comme un client et ne se place pas comme supérieure. Précisant : « il y a un gros investissement personnel à la maison ». Sachant qu’à la base, un élève doit juste savoir taper sur un clavier et manier une souris, certains vont avoir plus de mal que d’autres, mais tous sont animés par une forte motivation et cohésion de groupe. Les plus forts aident les plus faibles pour arriver en même temps. Avec la possibilité de communiquer par un réseau « social » interconnecté avec Besançon, Vesoul et Dijon ».

« C’est la première session à Lons-le-Saunier. Les candidats sont présents jusqu’au mois de novembre. Cette formation permet de faire partie d’une famille dans une ambiance d’entreprise ». Morgane est totalement satisfaite de sa formation. À Besançon, 75% des élèves des promotions ont été employés en CDI ou CDD.

La formation est à raison de 35 heures par semaine, et composée de deux phases. Six mois de pratique, parfois de théorie. Puis deux mois en entreprise. Il n’y a pas de période d’essai, mais on peut venir quelques jours en observation sur demande préalable.

Née en 1996, Stacee DURON a entendu parler de l’école en août dernier. John HUET, Adjoint en charge des moyens généraux : ressources humaines, finances et informatique à la Ville de Lons-le-Saunier, très investi dans le projet, a été le second élément déclencheur. Sans diplômes, juste de brevet des collèges, mais « Motivée par l’informatique en général, j’avais déjà une petite expérience sur les bases de données à Drive Commerce. Mais l’entreprise est maintenant fermée ».

Les élèves ont reçu le Tee Shirt de l’école aujourd’hui

Un entretient et un test logique, « Pour tester notre manière de penser, un peu comme des mots croisés en mille fois plus avec des chiffres ». Stacee se sent dans une famille où règne une solidarité entre tous, avec des échanges d’expérience. « Nous avons la pression de finir dans les temps, avec les mêmes exigences qu’en entreprise, très très loin du scolaire. Nous sommes fatigués mais contents. On doit atteindre le « Pixel Perfect » avec la perfection recherchée ».

Stacee ajoute : « tout est fait pour que les élèves ne se sentent pas à l’école. C’est une bénédiction ». L’école lui a laissé un très mauvais souvenir avec un parcours jugé chaotique : « Je voulais manger de la viande, mais ils me donnaient le biberon. J’avais besoin d’être stimulée intellectuellement ». Son apparence « décalée » avec son premier piercing à 14 ans lui a valu de nombreuses exclusions. « J’aurais pu faire des efforts mais je me braquais ».

À ce jour, Stacee est épanouie dans sa formation. Référente de la session actuelle. Parlant de ses collègues : « Ce sont des personnes que j’aime ».

Ce secteur de métiers est très prometteur dans l’avenir. Bonne chance aux élèves.

Une partie des élèves très concentrés dans leurs projets, par groupes de 4

 

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