Cannabis et alcool au volant, il est condamné à 9 mois de prison ferme

Né à Besançon en 1987, un homme a été contrôlé au volant d’une voiture, jeudi 08 mars 2018 par la gendarmerie du Jura. Selon les gendarmes, l’interpellation a pu se produire après quelques minutes d’hésitation du chauffeur, pour s’arrêter. Prise d’une voie en sens unique, stop non marqué, « pour tenter de nous échapper ». Les vérifications ont fait ressortir un état sous l’emprise d’alcool avec un taux de 0,97 mg / litre d’air alvéolaire expiré en récidive légale et de stupéfiants.

Titulaire d »un CAP cuisine et pâtisserie, le président lui précise en voyant ses amis dans le public : « Vous avez du pot, le comité de soutien, c’est rare ». Le prévenu répond : « Oui j’en suis conscient ». Cinq mentions à son casier judiciaire. Une fois pour trafic de stupéfiant avec une peine de prison en Suisse pendant 111 jours. Le prévenu est sous méthadone suite à ses anciennes prises de cocaïne. « J’ai un problème avec l’alcool et je suis accepté dans deux centre de cure. Mon patron est près à me reprendre en CDI après la cure ». Le prévenu tente de dissuader le tribunal de ne pas le laisser en détention.

Le ministère public note une situation paradoxale, avec « une mise à l’épreuve et le fait de se retrouver de nouveau au volant sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants ». Il évoque une addiction encrée, avec une situation fragile. Il requiert d’entrer en voie de condamnation avec 9 mois de prison ferme. Le maintient en détention, avec révocation du sursis à hauteur de 3 mois. Et une peine de 150 euros d’amende.

Son avocate rappelle au président la présence de sa compagne et de ses amis. Des soutiens précieux qui peuvent le conseiller, le soutenir et l’aider à s’en sortir. Elle lit le courrier que le prévenu a adressé aux centres de cure pour être accepté. Il y est indiqué que sa première consommation de stupéfiants a commencé à l’âge de 14 ans. « La volonté de se construire une situation stable avec sa compagne et un patron près à le reprendre ».

Lors de sa plaidoirie, on apprend que deux centres sont prêts à accueillir son client dès le 17 avril 2018 au matin pour une cure. Elle demande un aménagement de la peine par bracelet électronique. Sa maman a signé sur l’honneur, l’engagement d’héberger son fils dès la sortie du tribunal, jusqu’à l’entrée en cure.

Le tribunal le reconnait coupable de l’intégralité des faits qui lui sont reprochés. Le condamne à 9 mois de prison ferme. Peine aménageable (bracelet électronique), donc avec sortie de détention. Révocation du sursis à hauteur de 3 mois. Et une peine de 150 euros d’amende. Le président déclare : « il ne faut décevoir personne, vous avez intérêt à faire vos preuves, vous avez tout en cartes pour réussir ».

Il a dix jours pour faire appel de la décision du tribunal. Il va pouvoir aller en cure.

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