Vaux-lès-Saint-Claude : la peur de perdre ses enfants dégénère en violences

Un homme âgé de 30 ans est comparu vendredi 27 octobre 2017 au Tribunal de Grande Instance de Lons-le-Saunier. Présent à la barre, il a répondu de menace de délit et violence suivie d’incapacité de travailler, contre son épouse.

Samedi 05 novembre 2016, une dispute éclate au moment où l’épouse fait part de sa volonté de demander le divorce. Le mari perd le contrôle, hurle violemment, profère des menaces. Un coup aurait été porté au visage. Un enregistrement sonore enregistre ses propos « tu veux faire ta grande… J’ai droit de vie et de mort sur toi, un accident est si vite arrivé. « C’était qu’une caresse » après le choc. Leurs deux enfants de 3 et 5 ans assistent à la scène.

Très éprouvé à la barre, l’homme de grande et forte taille, a beaucoup de mal à s’exprimer, « je sais que j’ai blessé mon épouse moralement et physiquement. Ce n’est pas moi. Il lui demande pardon ». Son épouse dit ne plus se rappeler exactement des faits, ajoutant : « ce n’était pas la première fois qu’il était violent par rapport au divorce ».

Des mesures de conciliations sont en cours mais le mari semble avoir beaucoup de mal à accepter la moindre séparation de ses enfants. L’épouse est harcelée par des sms, reçoit des menaces, son avocate reçoit de nombreux mails de sa part. Selon les éléments, c’est l’homme qui a toujours tout dirigé dans le couple. Selon la défense, son client a été totalement déstabilisé après plusieurs années de mariage, où maison et « deux beaux enfants » ont couronné de succès cette union. L’homme a aucune mention à son casier judiciaire, à toujours travaillé.

Le Ministère public demande l’application de 8 mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve de 2 ans, obligation de soins. Interdiction de rentrer en contact avec son épouse et de se rendre à son domicile. Obligation de travailler et indemniser son épouse.

Le tribunal le condamne à 6 mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve de 2 ans, obligation de soins. Obligation de travailler et indemniser son épouse. Le mari doit payer les sommes de 600 euros pour dommage et intérêts à son épouse et 500 euros au tribunal. Il n’y a pas d’interdiction de contact avec son épouse, par rapport à ses enfants. Mais la mise à l’épreuve est une surveillance rapprochée qui peut mener à la révocation du sursis en cas de non respect.

Il a 10 jours pour faire appel.

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